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Textebook : le book du poète
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Le slam, c'est une histoire de rencontres plurielles, d'échanges, de joutes verbales, de mise en jeu de la voix, des mots et des émotions. C'est un partage poétique.
Le slam peut avoir lieu partout où une rencontre peut se produire. Bars, scènes diverses, places publiques, cinémas de quartier, salles de restaurant, écoles, hôpitaux, bus et tramways... En somme, partout où l'on a l'envie et l'idée de se rassembler pour partager.
Le slam, c'est un moment de souffle, de sincérité. Pas d'artifice, pas de masque. Un texte original, pas de costume, pas d'accessoire, pas de musique. Trois minutes de performance pour un corps, une voix et des mots.
Les sessions slam donnent la parole à chacun. Ici, pas d'uniformité, au contraire, on revendique la pluralité. A chacun ses mots et ses maux, sa voix et sa voie. Seule condition, le respect de l'autre.
Le slam, c'est une posture aussi, une éthique. C'est une façon particulière de considérer le public. On ne slame pas pour soi mais pour, par et avec les autres. Le slam, c'est une scène interactive. C'est de la poésie collective.
Ceux qui en parlent le mieux sont ceux bien sûr ceux qui le pratiquent. Alors laissons la parole à Grand Corps malade :
Le slam a été créé à Chicago dans les années 80 par un certain Marc Smith. Dans un bar, le Green Mill, il organise des concours de poésie arbitrés par le public lui-même. Ces rencontres poétiques revendiquent un fort caractère démocratique en faisant voler en éclats les frontières et les échelles de valeurs habituelles entre les poètes traditionnels et les poètes de la rue.
On claque alors la porte de l’ancien temps poussiéreux et on entre dans la nouvelle génération de poésie. To slam en anglais veut dire claquer (to slam the door : claquer la porte).
Très vite, ces rencontres poétiques remportent un vif succès et le mouvement s’étoffe à travers les Etats-Unis. En 1990, le premier Grand Slam National voit le jour à San Francisco. En 1997, le réalisateur Marc Levin offre le premier rôle de son film intitulé SLAM à Saul Williams, vainqueur des plus célèbres compétitions de slam. Le film est salué au Festival de Cannes de 98. Evidemment, les médias se font les relais de cet évènement et très vite la "Slam Family" adopte de nombreux poètes à l’échelle mondiale.
"Lors des compétitions "pour rire", le jury est constitué de cinq personnes tirées au sort dans le public.
Les règles sont les suivantes :
1. Un poème à la fois, devant être une oeuvre originale du poète.
2. Pas d'accessoires, pas de costumes, pas d'accompagnement musical.
3. Trois minutes par passage, plus dix secondes de bonus. Au delà, des points de pénalité sont déduits de la note.
4. Les juges attribuent une note après chaque poème sur une échelle de 1 à 10. La note la plus haute et la plus basse sont retirées. Le score, total des trois notes restantes, est inscrit sur un tableau visible de tous.
5. Le jury ne doit se laisser influencer ni par le présentateur, ni par le public, ni par les poètes.
Les règles peuvent varier d'un tournoi à l'autre mais doivent toujours s'appuyer sur ces principes de base pour assurer la cohésion du spectacle.
Tous les poètes participent au premier tour. Les mieux notés participent au tour suivant et ainsi de suite jusqu'à la finale. Des lots sont offerts aux vainqueurs pour les encourager à continuer de pratiquer la poésie orale.
Aux États-Unis, dans la plupart des villes et sur les scènes régulières, un tournoi annuel est organisé pour sélectionner les participants au Slam National.
En mariant poésie et spectacle interactif, le slam est le terrain d'expression idéal pour tous les poètes et toutes les formes de poésie. Il touche tous les publics, bien au delà des cercles littéraires classiques. Il suffit de se rendre à un slam pour constater l'engouement populaire : Mission accomplie !"
